Des réflexions d'industriels soucieux de l'avenir de leur région émerge l'idée de développer le tissu industriel en créant un organisme émanant des entreprises et soutenu par la puissance des collectivités et de l'Etat. L'objectif : créer un dynamisme et des activités nouvelles sur un territoire suffisamment dense pour être attractif, en regroupant la Bretagne, les Pays de la Loire et le Poitou-Charentes. C'est ainsi que l'association est lancée lors de la première assemblée constitutive, le 28 octobre 1970. Paul Delouvrier en devient le premier Président. Jusqu'en 1975, les débuts de l'association sont spectaculaires. On dénombre 4 fois plus de créations d'entreprises dans l'Ouest que dans le reste de la France.
A partir de 1975, les effets du premier choc pétrolier vont se faire sentir et la création d'entreprises va tendre à diminuer sensiblement. L'urgence va être avant tout d'apporter de l'aide aux entreprises en difficulté du territoire. Ainsi, Ouest Atlantique va consacrer une part de son activité à la restructuration industrielle. Parallèlement, l'agence accentue ses efforts de prospection à l'étranger, notamment en s'appuyant sur les bureaux de la Datar à Francfort, à New York et à Tokyo. Avec la décentralisation dans les années 80, chaque collectivité locale va vouloir se doter de sa propre agence de promotion économique, doublant en quelque sorte la mission de Ouest Atlantique. L'association va réagir en se positionnant différemment au travers d'un rôle de coordinateur.
Vers 1989, les arguments en faveur de l'Ouest vont s'accroître. A ce stade, Ouest Atlantique est très différente de ses débuts, la décentralisation s'est imposée dans la vie des régions et le projet même de l'association doit évoluer. Un impératif : positionner l'Ouest par rapport à l'Europe, et plus tard à l’ensemble du monde. Pour ce faire, l'association va se structurer autour de niches technologiques au travers des filières clairement identifiées. L'approche s'affine, le territoire n'est plus un espace d'excellence mais un espace d'attractivité.
Lors de l'Assemblée Générale du mois de juin 1999, à Brest, les 3 Régions, souhaitent s’impliquer plus dans leur outil de promotion économique et marquer leur volonté de réorienter les missions de Ouest Atlantique sur son cœur de métier, la prospection internationale. Pour ce faire, elles augmentent leur participation financière représentant alors 48% du budget et réaffirment leur volonté d'inscrire l'Ouest dans les grands schémas économiques mondiaux. Néanmoins, l'Etat demeure toujours un partenaire essentiel de l'association.
Ouest Atlantique renforce alors ses moyens de promotion et de prospection internationales. Elle prend l’intiative en 2002 d’une grande manifestation internationale, LA BAULE-WIC, ouvre une présence aux USA dans le cadre de liens privilégiés avec le Texas, embauche une équipe de prospection en propre. Le contexte mondial change : l’émergence de la Chine et de l’Europe centrale entraîne une concurrence nouvelle et forte sur les projets industriels. Ouest Atlantique affine sa stratégie de prospection sur des secteurs d’excellence du territoire.
La région Bretagne annonce qu’elle quitte Ouest Atlantique pour reconfigurer son action de promotion internationale dans le cadre d’un renforcement de l’identité et de l’image bretonnes. Les régions Pays de la Loire et Poitou-Charentes poursuivent leur soutien et souhaitent créer un nouveau projet pour Ouest Atlantique. La Diact (anciennement Datar), les autres collectivités locales et les grandes entreprises du territoire tiennent au maintien de la structure.
Les présidents d’Ouest Atlantique :
Pierre GUÉNANT, Groupe PGA, Président depuis septembre 2004
Georges DROUIN, LoveFrance
François-Xavier ORTOLI, Total, ancien Ministre
Pierre LEGRIS, Legris Industrie
Michel ALBERT, AGF Inspecteur des Finances
Georges CHAVANES, Leroy Somer, ancien Ministre
Paul DELOUVRIER, EDF Inspecteur des Finances et Président fondateur